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Vers l’autonomisation dans la production des cache-nez à Goma !

Le port de masques est devenu obligatoire depuis plusieurs semaines en ville de Goma. Si au début la ville de Goma consommait les cache-nez médicaux, avec le temps, la ville s’autonomise peu à peu. C’est tant dans la quantité que dans la qualité.

Par Akilimali Saleh Chomachoma

Le 18 mai 2020, un arrêté signé par le Gouverneur du Nord-Kivu portant application des mesures relatives à la contingence et la riposte contre la pandémie à Covid-19 au Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita a déclaré que le port de masque devenait obligatoire en ville de Goma dans des lieux publics et transports en commun à dater du 20 mai. Dans une ville de près deux millions d’habitants, les masques importés ne sont pas suffisants pour toute la population.

Plusieurs ateliers de couture se sont mis à fabriquer des masques pour filtrer l’air de la respiration et participer ainsi à la distribution de ces produits.

Cheka na art est l’une des initiatives des jeunes Goma, œuvrant dans un atelier se trouvant au quartier Katindo. Ici quatre jeunes tailleurs, deux filles et deux garçons qui atteignent la vingtaine se mobilisent depuis plusieurs semaines pour confectionner des masques avec des pagnes et des tissus. Dans une pièce de près de dix mètres carrés, les quatre machines à coudre prennent place aux cotés des tissus et habits confectionnés entassés dans une étagère.« Nous nous basons sur la forme du visage humain pour confectionner les cache-nez. » estime Chadrack Syakolera, directeur de cette jeune entreprise.

Kambale Kandu, est un couturier au quartier Murara, pour lui, la ville de Goma en avait besoin. « Nous avons vu qu’il faut fournir des cache-nez en grand nombre et à un bon prix » dit-il avec fierté.

Un bon masque en tissus doit être composé d’au moins deux couches de tissu (comme du coton ou du lin). Le masque doit couvrir complètement votre bouche et votre nez sans laisser de trous. Il doit être fixé solidement grâce à des attaches ou des cordons que l’on passe derrière les oreilles.

Votre masque ne doit pas vous empêcher de respirer facilement.

Le confort est primordial.  Vous devez porter votre masque sans sentir le besoin de l’ajuster sans arrêt. (Le but est d’éviter de toucher son masque). Votre masque en tissu doit conserver sa forme après avoir été lavé et séché.

Si la question de qualité se posait avant, aujourd’hui, cela appartient au passée. Chadrack Syakolera indique que les cache-nez qu’il fabrique répondent aux normes pour lutter contre la COVID. Il dit « nous utilisons des tissus et des pagnes de bonne qualité. Pour filtrer la respiration, nous faisons des masques avec deux tissus. L’élastique et la corde c’est pour tenir sur la tête ou sur les oreilles. »

Ces masques sont vendus à trois groupes des personnes. D’abord aux commerçants et détaillants qui vendent à cinq cent francs congolais chaque pièce. D’autres sont des entreprises qui distribuent à leurs employés des cache-nez pour se protéger. Et la troisième catégorie est des fondations, Associations sans but lucratif, ONG et autres structures caritatives qui distribuent gratuitement des cache-nez aux masses et aux groupes des défavorisés.

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