RDC-Tourisme : Pourquoi devriez-vous à tout prix visiter le Lualaba ?

La réalité dans les déplacements est telle que le voyageur voit ce qu’il voit, le touriste voit ce qu’il est venu voir. En RDC aujourd’hui, Le Lualaba n’est plus seulement une jeune province car son développement aussi rapide que flamboyant, ses merveilles naturelles et sa position géographique en font une nouvelle terre du tourisme. La ville de Kolwezi est l’un de ses bijoux.

Par Andy Mukendi

Chaque jour, plus d’un million de personnes font leurs valises et effectuent des déplacements vers des régions différentes des leurs. Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), ces personnes se déplaçant d’une région à l’autre pour n’importe quel motif ont laissé par an 110 milliards d’euros qui équivaut à 135,12 milliards dollars américains dans les pays de destination en 2015. Ce qui veut dire que le tourisme a un impact très positif sur le développement économique des pays.

Lualaba, aussi orthographié Lwalaba est depuis l’année 2015 une province de la République Démocratique du Congo. Beaucoup ne connaissent le Lualaba que sur sa réputation minière alors que c’est une terre à des merveilles naturellement impressionnantes.

La ville de Kolwezi, chef-lieu de la province de Lualaba reste le lieu touristique à explorer vivement, parce que, ce dont la plupart ont entendu dire sur Kolwezi il y a de cela quelques années passées, n’est plus d’actualité.

« Beaucoup de gens ignorent le Lualaba jusqu’à présent car, avant 2015, Kolwezi faisait partie des villes du grand Katanga. Plusieurs personnes pensent évidemment que Lubumbashi est la seule ville qui définit la région Sud-Est de la République Démocratique du Congo. Lualaba est le cœur de cette région, des mines à craquer, des espaces naturelles merveilleux à fréquenter, le cours supérieur du fleuve Congo portant le nom de Lualaba qui coule vers cette région… toutes ces choses naturelles qui nous font vivre et nous font aimer notre Province, notre Terre. », nous a rélaté Hervé Irund, originaire de Lualaba, et qui vit actuellement à Kolwezi.

Elle offre moult facettes de tourisme, entre autres : le fleuve Congo, appelé localement « Lualaba » où est retrouvé le second pont de la RDC en parlant de la longueur après le fameux pont Maréchal dans le Kongo Central ; le tourisme industriel qui offre les barrages hydroélectriques de NSEKE et NZILO ; le tourisme culturel avec une histoire racontée dans le village de Walemba dit village des mangeurs du cuivre ; l’agrotourisme qui offre plusieurs fermes ; le géo-tourisme qui offre des lieux naturels présentant des mines souterraines à un ciel grandement ouvert (la mine de KAMOTO et de DIKULWE) ; les Pierres du village Mwakandala et la Grotte de Kayntapo ; sans oublier la réserve animalière de Manika.

Parlons du complexe des parcs nationaux de l’Upemba et de Kundelungu

Aller visiter ce complexe des parcs nationaux reliés par un couloir écologique permettant la migration d’une immense faune, situé à 180 kilomètres au nord-est de Lubumbashi s’avère d’une impérieuse nécessité pour tous ceux qui voudraient rencontrer des merveilles uniques en RDC.

Le  parc National de l’Upemba, occupant une superficie de 1 200 000 hectares,  a été créé en 1939 au cœur de la province minière du Grand Katanga aujourd’hui divisée en trois provinces dont le Haut-Katanga, le Haut-Lomami et le Lualaba. Il présente des paysages et écosystèmes variés qui font sa richesse et son intérêt : des vallées, de la savane arbustive de contrefort, un plateau de savane herbeuse, des hauts plateaux parsemés de galeries forestières ainsi que la grande vallée marécageuse de la dépression de Kamalondo, où coule la rivière Lualaba, appelée à devenir le fleuve Congo.

Le parc national de Kundelungu est constitué depuis l’époque coloniale. Situé à 180 kilomètres au nord-est de Lubumbashi sur le plateau dont il tire son nom et précisément situé à 434,5 Kilomètres de la ville de Kolwezi, 6 heures et 16 minutes environ de route en voiture depuis Kolwezi pour y arriver.

La superficie de ces deux parcs nationaux fusionnés ne peut que faire parler car dans sa configuration actuelle, le complexe est estimé à 1 960 000 ha de zone intégrale sans pris en compte ses zones annexes.

Un lac… Le lac Katebi !

Le lac Katebi fait objet d’un site touristique avec la renommée plage « katebi lodge » qui est un lieu où plusieurs groupes de personnes passent leurs journées, souvent les week-ends.

Situé à 24,9 kilomètres de la ville de Kolwezi, à gauche de la route en quittant Kolwezi, avant le pont et est à environ 7km de la nationale N°39. Environ seulement 56 minutes de route à voiture pour atteindre ce lieu splendide et ravissant.

 

Il y a aussi une chute…

La chute Makwiza, une merveille naturelle remplie d’émotions positives. Rare est cette histoire racontée à propos de cette merveilleuse chute, au moindre bruit en l’observant, il apparait un double arc-en-ciel au sommet de la chute et est perçu un bruit extraordinairement inusuel dans les abîmes des eaux. Ceci est un mystère raconté nulle part en Afrique.

 

Mais ce n’est pas fini…

Kolwezi, cette ville magnifique renfermant d’énormes atouts naturels aussi inouïs qu’excitants, présente des diverses opportunités avec son patrimoine minier épatant et tout ce que nous avons cité dans le texte précédent.

Reste à tous les congolais soucieux de rendre meilleure l’image de la RDC de prendre des initiatives et dégager les moyens favorables pour déployer des projets d’envergure et optimiser ces ressources en latence depuis des décennies dans une logique de développement durable.

Références

  1. OMT (organisation mondiale du tourisme) http://www.unwto.org
  2. Parcs Nationaux-Institut Congolais pour la conservation. http://www.iccnrdc.org
  3. L’office National du tourisme. http://www.visit-rdcongo.com
  4. Katanga Tourisme. http://www.katanga-tourisme.org
  5. COFED (Cellule d’appui à l’Ordonnateur national du Fonds Européen de Développement en RDC.) Cofed.cd
  6. http://www.lautrelivre.net

 

 

 

 

 

Comments (1)

  • Reply Jordi Andy - January 5, 2021

    Merci pour la présentation du Lualaba.

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