Nyiragongo: Pour faire face aux difficultés financières, certaines mères de famille ont trouvé une solution à Sake

Elle représente tout le contraire !

C’est à tort et à travers que la femme congolaise en général continue à être considérée comme une femme faible ou victime de la société


En déplacement à Sake, Blaise Irenge, reporter d’images basé à Goma, nous fait découvrir par ses images avec quelle force la femme est le fondement de la société congolaise, des images qui donnent une toute autre perception de la femme congolaise.

Après l’éruption du volcan Nyiragongo du 22 mai dernier au Nord-Kivu, une grande majorité de la population de Goma, chef-lieu de la province, a dû être évacuée de la ville pour prevenir les menaces d’une probable nouvelle éruption qui pourrait causer d’énormes dégât dont des pertes en vies humaines.

Une grande partie de la population évacuée s’est alors réfugiée dans la cité de Sake sur recommandation des autorités provinciales et de l’Observatoire Volcanologique de Goma.

Située à environ 20 km à l’Ouest de la ville de Goma, la cité de Sake avait déjà servi de lieu de refuge à la ville de Goma en 2002, lors d’une autre éruption du Nyiragongo qui avait fait coulé ses laves sur presque toute la ville, transformant tout sur le passage en pierres volcaniques.

Par ailleurs si en 2002, les habitants de Goma ayant fui à Sake étaient recensés à environ 20.000, cette année le nombre a grimpé.

La Zone de Santé de Masisi a enregistré près de 36 005 déplacés ayant trouvé refuge à Sake. D’autres plus nombreux avaient dû se diriger ailleurs suite aux entassements et au manque des structures d’accueil et sanitaires.

Une situation qui n’a donc pas empêché une crise humanitaire pour les déplacés.

Faire face aux conditions sanitaires lamentables et à la famine, des mères de famille ont été contraintes à vivre une évacuation inhumaine avec leurs enfants…pour celles qui n’avaient pas perdu leurs enfants en évacuant la ville sans assistances.

Sans relâche et avec solidarité quelques mouvements citoyens et organisations humanitaires ont tout de même fait de leur mieux pour venir en aide aux déplacés n’ayant pas de quoi se nourrir et encadrer les enfants ayant perdu leurs familles.

Un geste qui, nourri par la solidarité congolaise, a sauvé des nombreuses vies et aidé certains enfants à retrouver leurs familles.

Evacuation signifie aussi plus de gagne pain pour des nombreux hommes qui dépendaient des salaires quotidiens, plus de source financières pour bon nombre des familles.
Pourtant certaines mères de famille n’ont pas baissé les bras.

En installant un petit marché pour vendre des produits alimentaires de première nécessité, elles ont pu trouver une voie pour sortir temporairement leurs familles des difficultés financières et alimentaires en faisant de leurs petits commerces des sources financières.

Une réalité qui doit remettre en cause l’image que l’on continue attribuer à la femme congolaise.

Certes il y a beaucoup à faire dans vulgarisation de l’équité des droits entre hommes et femmes en République Démocratique du Congo, comme dans toutes les sociétés au monde d’ailleurs, mais cela ne devrait pas corrompre la vraie image de la femme congolaise.

En partant de ces magnifiques images de Blaise Irenge prises à Sake, l’Etat Congolais doit faire de la femme l’unité de développement agricole et commercial.

En lui accordant une place bien plus conséquente dans les attributions des rôles de gestion et lors des grands investissements dans les secteurs de base, les sociétés seraient préparées à faire face aux crises économiques causées par les catastrophes naturelles.

Par Mbula Amani Nicolas

Crédit photos : Blaise Irenge

Comments (1)

  • Reply William - June 2, 2021

    Au moins certaines personnes pensent que les femmes peuvent accomplir des grandes choses

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