Gastronomie Congolaise : Lowa, un chocolat made in congo

La cuisine congolaise est réputée pour sa douceur et ses goûts uniques, celle de la ville de Goma en particulier depuis un certain temps.
Ces saveurs transmises de mère à fille depuis des générations ont fait de la cuisine un lieu de transmission des valeurs et des croyances africaines.

Pour certaines tribus au congolaises par exemple, ne pas nettoyer le malaxeur en planche après l’avoir utilisé pour préparer le foufou, une pâte de maïs ou de manioc comestible et molle, symbole de la cuisine congolaise, est le signe des mauvaises habitudes.

La gastronomie congolaise s’est alors retrouvée entourée des nombreuses croyances qui ont poussé les générations qui se sont succédees depuis des années, à faire de la cuisine un lieu d’amour, de joie mais surtout de créativité. C’est parmi les vertus africaines qui peuvent caractériser la cuisine Congolaise.

Pour ce qui est de la cuisine congolaise, face aux changements et au temps, elle a vu ses caractéristiques être modifiées, et par les innovations, et par d’autres causes, que nous supposons destructrices pour l’identité gastronomique congolaise, des causes telles que le changement climatique qui impactent les la transmission des valeurs culturelles.

” Les menus à Goma on les préfère succulents, pour cela ils doivent être faits de douceur et doivent être très goûteux et épicés, tout ça en même temps, quand on goûte au fromage de Goma ou au lait, on y découvre de la douceur et une sorte de goût aigre qui se combinent si bien”, nous confie une étudiante en droit à l’Université de Goma, confuse en parlant de l’unicité de la gastronomie Gomatracienne.

Goma, ville aux grandes particularités gastronomiques, n’est pas épargnée par les innovations gastronomique, elle en est même de plus en plus le symbole en République Démocratique du Congo. Ces innovations n’ont pas seulement au Nord-Kivu, Province de l’Est de la RDC, dont Goma est le chef-lieu, produire son tout premier café fabriqué au Congo, des champs congolais.

Aujourd’hui nous découvrons dans la ville de Goma un chocolat 100% congolais !
Du Chef d’entreprise à tous les travailleurs de la fabrique, le chocolat lowa est fait sur base des valeurs congolaises, l’amour pour ce que l’on fait notamment. Ce chocolat n’est pas que succulent de douceur, il respecte la norme congolaise il y en a de tous les goûts.

Des goûts piquants mais suaves et d’autres plus tendres uniquement, une diversité restreinte par les limites imposées par les frontières culinaires qui délimitent la gastronomieCongolaise. Vous n’en trouverez pas pareil ailleurs.
Le chocolat Lowa est aujourd’hui, à Goma pour tout le Congo, un symbole de l’innovation industrielle et gastronomique, en perpétuelle évolution, que la cuisine congolaise fait subit.

Par des mauvaises causes, cette cuisine a perdu quelques unes de ses particularités. Avec le changement climatique par exemple, il n’est plus aujourd’hui conseillé d’utiliser la braise et le baséro. Les braséros en République Démocratique du Congo, sont des sortes de petits bassins en cuivre ou fait en métal léger, qui une fois remplis de charbon de bois, servent de source d’énergie pour la cuisson d’aliments.

Les braséros ont été déconseillés du fait qu’il favorisent la déforestation, puisque avoir des braises à remplir dans un brasero suppose du déboissement des boos. Un changement qui impacte du coup l’identité de la cuisine congolaise, car si c’est autour de la table que les enfants finissent d’acquérir les valeurs gastronomiques africaines, au Congo, c’est autour du feu des baséros où se transmettent tous les secrets et mythes de la cuisine congolaise, de la mère aux fillles. De génération en génération.

Si les contraintes des changements sont dangereuses pour l’identité culturelle congolaise, des initiatives comme le chocolat Lowa sont aujourd’hui une raison pour la quelle on doit vraiment aller goûter aux saveurs et goûts de la gastronomie congolaise. De plus la gourmandise est tolérée au Congo.
Face aux changements, les innovations ne doivent pas rester gastronomique. Pourquoi pas un brasero électrique après le chocolat Lowa ?

Nicolas Mbula Amani.

Crédit photos : Benjamin Umba

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